mardi 1 juin 2010

Le grand départ !

30 mai 9 h '45. Moteur. François nous a rejoint hier. Excellente manoeuvre en douceur pour sortir du port sans risquer de coincer l’hélice avec les pendilles. Nous remontons la rivière en direction du Göta KanIMG_0536al où nous sommes attendus le 4 juin. Peu avant 11 h, nous buttons sur un pont à 5m 9.. Notre amarrage provisoire dérange sérieusement les mouettes en pleine  couvaison : le ponton sur toute sa longueur est habité par une colonie de pondeuses qui visiblement n’ont pas l’habitude de recevoir des visiteurs. Il est vrai que nous sommes seuls sur l’eau depuis le départ. Le pont tourne enfin, nous permettant de passer. Ah ! nous croisons un petit bâteau navigant sous voile. A 13 h un second voilier IMG_0532descend la rivière et nous fait  face : Il est stoppé comme nous devant un deuxième pont par la hauteur de son mât.  mn d’attente, cette fois, c’est un pont à Bascule. Sur la rive gauche, des vaches se prélassent maigrement au pied de ruines d’un château féodal. L’autre rive est industrielle avec des carrières creusées dans une roche grise tristoune. Le paysage devient plus bucolique, mais la rivière est peu fréquentée d’oiseaux. Quelques rares cygnes avec ses petits. Un couple d’oies. Quelques palmipèdes à tête et dos noirs, ailes blanches et bec court en pointe (le nom nous échappe)…

 

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Le troisième pont pose problème et rigolade. Ayant relevé le numéro d’appel sur le ponton d’attente, François donne sa position en lisant les instructions portées en Norvégien sur la bouée de sauvetage en place.Ce qui devait signifier quelque chose comme :“nous sommes devant le pont “Bouée de secours” ou encore “nous sommes devant le pont “jetez-moi”… Bref, l’interlocuteur renonce à nous repérer. Heureusement, Philippe rappelle. Après le passage du pont levant, la première écluse du voyage s’ouvre à nous… et se referme ! Aïe, nous sommes tout en bas d’un haut sas. Ce que nous avions pris de loin  pour une barre verticale où se tenir pendant la montée des eaux n’est qu’une ligne peinte en jaune sur un mur lisse. Nous avisons l’échelle où passer une amarre coulissante ; mais un fort courant pousse le bateau de travers et l’eau monte très vite… L’idée de François s’avère la bonne : nous crochetons les marches à la gaffe. C’est gagné ! Au sommet (6,4 m), l’éclusier très sympa nomme christine “capitaine” et nous remet la doc sur les prochaines écluses… Une dizaine, et pas mal de ponts nous attendent demain !

IMG_0548 IMG_0546 Du coup, légère fatigue. Nous amarrons sur place. Lilla Edet – C’est dimanche. Dans cette petite commune tranquille, dieu merci, il y a un vrai arabe-du-coin, épicierie sympa ouverte et pas mal achalandée : nous aurons du pain au ptit déj. Bonne nuit.

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